19/02/2006

Rapport d'édition.

Comme j'aime à le dire :

"L'écriture d'un roman amène 3 difficultés, par ordre croissant :

Le plus facile est la rédaction ; on y prend du plaisir, la créativité trouve son lieu d'expression, l'écrivain aime à se retrouver devant sa page pour coucher les dernières pensées berceaux de nouvelle idées.

Vient ensuite la recherche de l'éditeur. Au-delà du parcours du combattant, il s'agit bien là d'une loterie où l'on tente de nous faire croire que seuls les gens de talent emergeront. Que nenni ! Parmi les centaines  d'auteurs qui chaque jour arrosent les éditeurs, qui pourrait faire que le mien soit approuvé. Fort de l'adage que pour gagner il faut jouer, je joue sans trop espoir de gagner.

J'ai à ce jour déposé mon manuscrit chez SEUIL, LES PRESSES DE LA CITE, ROBERT LAFFON, FAYARD.

Les 3 premiers m'ont répondu par la négative au bout des 2-3 mois réglementaires.

Le quatrième, FAYARD a égaré le manuscrit sans même l'avoir enregistré.

Aujourd'hui, l'étude est toujours en cours aux EDITIONS CARRIERE et chez VALHERMEIL.

Chercher un éditeur présente quelques similitudes avec la prostitution, où l'auteur essaie de vendre son oeuvre aussi chère à ses yeux sinon plus que son propre corps,  dans un souci quasi vital de survie.

Vient ensuite le temps de la distribution, où si l'on n'est people où choisi pour le devenir, il est impossible de s'attendre à un marketing mamouth qui viendra enrichir l'éditeur bien au-delà de l'auteur. Et de ce temps, le montant des ventes est proportionnel à la promotion audio-visuelle.

Personnellement, je ne compte pas procéder avec "3 femmes" comme avec "Je suis..."

Dans mon premier roman, je tenais à une diffusion auprès du 1er cercle (amis-famille) et bien qu'espérant atteindre le 2e cercle (amis des amis et de la famille) je ne me faisais aucune illusion sur la perçée du troisième cercle (grand public). J'étais prêt à payer pour ce plaisir et PUBLIBOOK est une bonne formule pour obtenir le résultat escompté à moindre coût.

Pour "3 femmes", l'édition n'aura de sens que si un éditeur en accepte la promotion. Dans le cas contraire, je saurai me contenter du plaisir affiché de tous ceux qui ont déjà dévoré les photocopies reliées de cette oeuvre originale et pleine de suspens.