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08/01/2005
LUPO
A l'occasion d'un concours de nouvelles sur le thème de la chaise organisé par le magazine Télérama, j'avais rédigé ce récit en août 2004.
Malheureusement, il m'a été impossible d'envoyer ces lignes, un bug informatique inexpliqué empêchant la transmission.
Lupo
Quand on m’a proposé de faire chaise, j’ai attrapé une grosse déprime car je ne me voyais pas statique à attendre la compagnie plus ou moins bienveillante d’un postérieur inconnu dont j’humais déjà les flatulences.
J’ai négocié et ai obtenu, la place rare et enviée de chaise de cirque.
La vie n’est vraiment pas de tout repos, mais j’adore ça, et puis c’est là que Lupo et moi nous nous sommes rencontrés.
A 7h30 précise, Lupo, enlève la couverture de velours qui me protége de tous les regards. Lupo est très jaloux !
Le café du matin suit toujours le même rituel. Il s’asseoit sur une de mes lointaines cousines et boit lentement sa chaude boisson en me regardant fixement.
Son regard amoureux m’enveloppe et cela me met en grande forme pour la journée.
La matinée est alors consacrée aux entraînements. Les exercices se succèdent à vive allure, Lupo me pousse toujours au maximum de ma résistance.
Je connais bien son numéro.
Il commence par me grimper sur mes 4 pieds puis me fait vaciller en arrière, décollant mes deux assises de devant et termine par un équilibre sur un seul de mes arrières.
A cet instant, je bande tous mes muscles et concentre toutes mes forces sur ce point d’appui. Lupo met la tête en bas et effectue plusieurs tractions. Nos corps se frôlent, et je m’imprègne avec délice de ses suées.
Vers midi, vient le temps de la toilette. J’aime ce grand moment d’intimité, où Lupo me soigne et m’entoure de toutes ses attentions. Il observe avec une précision millimétrée chacun de mes recoins et n’hésite pas s’adonner à quelques retouches de peintures ou de vernis si le besoin s’en fait sentir.
A 20h après un rapide encas, nous nous préparons tous deux à entrer en scène.
Lupo me serre sur son cœur et chaque soir nous faisons notre numéro de couple devant des centaines de spectateurs ébahis.
Vers minuit, Lupo, mon amour à jamais, s’endort à mes côtés. Sous ma couverture, je me prends alors à rêver à nos futures pirouettes.
11:50 Publié dans Autres textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Littérature



Commentaires
Un peu court pour une nouvelle, il me semble.
Ecrit par : CorwinAnGeL | 08/01/2005
En fait sur Télérama, ce type d'essai est contingenté en nbre de caractères.
Je ne me souviens plus quelle était la donne, mais je me rappelle que je rentrais tout juste dans les cordes
Ecrit par : gmathieu | 08/01/2005
Les commentaires sont fermés.